Roman policier

Emma dans la nuit de Wendy Walker

Emma dans la nuit

titre original : Emma in the Night

Autrice : Wendy Walker

trad. de l’anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère

363 p.

Pocket, 2019

résumé Une nuit, Emma et Cassandra Tanner, deux sœurs de 15 et 17 ans disparaissent. Tout est envisagé : fugue, enlèvement, meurtre. Trois ans plus tard, Cass revient, seule. Et raconte. La fuite d’Emma cette nuit-là, Cass qui l’a suivie, un couple d’inconnus, une route, un bateau, une île transformée en prison, puis son évasion. Lorsque Abby Winter, psychiatre du FBI, recueille le témoignage de Cass, elle est envahie par le doute. Son récit comporte de troublantes zones d’ombre…
Dit-elle toute la vérité ?

çacommencepar Les gens croient ceux qu’ils ont envie de croire. Les gens croient ce qu’ils ont besoin de croire.Peut-être n’y a-t-il aucune différence entre les deux.

cequejenaipensé Deux sœurs. Des disparitions inexpliquées. Trois ans plus tard, une seule réapparait, Cassandra, la plus jeune. Avec une idée en tête : il faut sauver Emma. L’enquête est relancée. Les questions sont multiples, les réponses peu satisfaisantes. Que s’est-il passé pendant ces trois ans ? Où étaient-elles? Pourquoi ne pas avoir fui ensemble ?
Cassandra a l’air de savoir ce qu’elle veut dire et ce qu’elle préfère occulter. Elle a semble-t-il réfléchi au moindre détail. Son récit est précis mais pas suffisamment pour que les enquêteurs trouvent facilement le lieu de leur captivité : une île au milieu d’un immense lac. Il faut faire vite, chaque seconde compte. Alors Cass répète inlassablement son histoire, ce dont elle se souvient qui pourrait indiquer l’endroit où se trouve cette île. Et puis elle raconte ceux qui les ont accueilli au départ, mais qui ont fini par devenir leurs geôliers, ce qu’on leur a fait subir, comment elles ont du vivre.

Abby sourit et les imita, suivant Cass du regard. Depuis le début, elle était obsédée par Judy Martin, la mère narcissique qu’elle rendait responsable de la fuite de ses filles. Sauf que ce n’était pas du tout l’histoire qui leur était racontée. Donc, la mère narcissique qui avait… qui avait fait quoi au juste ?
Elle vit Cass passer la main plusieurs fois sur son tee-shirt pour en lisser les plis. Elle remarqua aussi qu’elle baissait les yeux et détournait le regard, comme si elle voulait se cacher. Abby songea encore à cette manie qu’elle avait de tout numéroter, un trait qu’elle avait étudié au cours de ses recherches et qu’elle avait pu observer chez sa propre sœur.
Mais il y avait des choses, des passages de son récit qui n’étaient ni comptés ni numérotés.

Mais les enquêteurs et notamment la psychiatre du FBI, Abby Winter, ont des doutes. Il y a quelque chose qui n’est pas logique dans tout ça, quelque chose que Cass ne raconte pas…
Et le lecteur est dans cette zone de brouillard également. D’autant plus, qu’il « entend » les réflexions de la jeune femme. Ou du moins en partie. Dès les premières pages, on sait qu’elle a préparé ce qu’elle doit dire aux enquêteurs et à sa famille. Et au fil des pages, on sait qu’elle ne dit qu’une partie de la vérité, qu’une vision de la réalité. Mais on ne sait pas pourquoi. Et surtout on n’a pas vraiment l’impression d’en savoir beaucoup plus que les enquêteurs eux-mêmes. Il y a quelque chose à la fois d’inconfortable et de captivant dans ce roman. Car n ne sait pas vers où veut aller la romancière. On ne peut s’empêcher de penser que Cass pourrait être plus une coupable qu’une victime tellement les non-dits sont nombreux.
On joue sur les apparences dans ce roman : tout le monde a des secrets et sait les cacher. Et la reine de l’apparence est sûrement la mère des filles dans ce roman! Quelle femme détestable et peu aimante !
Notre mère m’en a terriblement voulu, car, à cause de moi, le tribunal aurait pu décider de lui retirer notre garde. Comment pouvait-elle être la meilleure des mamans si on lui enlevait ses enfants ? Je n’ai compris à quel point elle était en colère que lorsqu’elle a gagné.
Après tout ce que j’ai fait pour toi ! Tu ne m’as jamais aimée, je le savais !
Elle avait tort. Je l’aimais. Mais après ça, elle a cessé de me brosser les cheveux.

Et ne m’appelle plus jamais « maman » ! Désormais, ce sera « Mme Martin » !
J’ai aimé cette sensation d’incertitude qui augmente sensiblement au fil de l’intrigue. J’ai été captivé de la première à la dernière page sans pouvoir lâcher mon livre jusque tard dans la nuit!
en bref Un thriller que je n’ai pas pu lâcher avant la dernière page! Foncez !

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s