Roman policier

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Liquide inflammable

titre original : Dark water

Auteur : Robert Bryndza

trad. de l’anglais (Etats-Unis) par Chloé Royer

411 p.

Belfond, 2019 (Belfond noir)

résumé Alors qu’elle sonde les profondeurs d’une vieille carrière inondée à la recherche d’une cargaison de drogue, l’inspectrice Erika Foster fait une macabre découverte : un sac-poubelle renfermant des ossements d’enfant.
Le légiste est formel : le squelette est celui de la petite Jessica Collins, sept ans, dont la disparition en 1990 avait profondément ému l’Angleterre. Un dossier classé sans suite depuis.Obsédée par ce drame, Erika se jure de faire toute la lumière.
Mais entre la pression de sa hiérarchie, l’effervescence des médias alléchés par ce sordide rebondissement et le silence de la famille Collins, la flic entêtée sent rapidement qu’elle a mis les pieds dans une affaire complexe, aux ramifications aussi noires qu’étonnantes… et dangereuses.

L’eau est un parfait tombeau. Et l’on ne devrait jamais déranger ceux qui y sont engloutis.

 

çacommencepar Par une année glacée, alors que l’hiver approchait à grands pas, ils se rendirent à la carrière abandonnée pour se débarrasser du corps. Un lieu isolé, à l’eau très profonde. Ce qu’ils ignoraient, c’est qu’ils n’y étaient pas seuls.

cequejenaipensé J’ai découvert l’auteur dès sa première publication en français avec La Fille sous la glace, roman qui avait su m’embarquer dès les premières phrases. Oiseau de nuit, seconde enquête d’Erika Foster, avait su confirmer mon début d’engouement pour la plume captivante de l’auteur. Liquide inflammable est tout aussi captivant que les deux premiers opus de Robert Bryndza et je vous invite à y jeter un œil dès que possible !
C’est l’affaire la plus difficile qu’on m’ait jamais confiée, dit Erika. La complexité, ça ne me dérange pas, et je finis toujours par débusquer les criminels même les mieux cachés… Mais là, il n’y a rien. J’ai lu les rapports que vous avez rédigés. Sur les soixante maisons d’Avondale Road, vingt-neuf étaient vides pour les vacances, et treize autres juste pour l’après-midi du 7 août. Dans celles qui restaient, les habitants n’ont rien vu, rien entendu.
L’auteur nous embarque dans une enquête complexe et qui paraît insoluble. Un cold case qu’Erika Foster se sent capable de résoudre, instinctivement. Alors qu’ils sont à la recherche de paquets de drogues qui auraient été caché au fond d’un lac artificiel d’une ancienne carrière, c’est un squelette qu’ils vont découvrir. Le squelette d’une petite fille disparue il y a une trentaine d’année. Une affaire qui avait défrayé la chronique et qui a laissé des séquelles pour nombres de personnes impliquées.
L’enquêtrice de l’époque ne fait plus partie des forces de police d’Angleterre. Elle a été remerciée après avoir rendu possible une « vengeance » sur le présumé coupable, un pédophile déjà condamné dans une autre affaire mais pour qui il n’y avait pas assez de preuves cette fois. Ce dernier, défiguré par cette « vengeance », a obtenu une belle compensation financière et en est ressorti blanchi.
La police scientifique investit la maison en premier, et la matinée s’écoula tandis qu’Erika patientait en faisant les cent pas au bord de l’eau. Le soleil eut beau resté cacher derrière les nuages, la surface de l’eau était d’une beauté enchanteresse, encadrée de roseaux desséchés et d’arbres nus, froissée çà et là par le passage de la brise. Six canards se posèrent sur l’eau dans un même mouvement, traçant douze lignes parallèles du bout de leurs ailes. Erika s’en voulut de trouver cet endroit beau.
Maintenant qu’il y a un corps, Erika est bien résolu à reprendre le dossier en main et a enfin mettre l’ordure qui a été capable de faire ça à cette pauvre fillette derrière les barreaux. En espérant que le coupable soit encore vivant. Son enquête va remuer bien des choses, révéler certaines facettes de personnes proches de l’affaire…
Parallèlement à l’enquête, Erika doit faire face à l’arrivée surprise de sa sœur et ses enfants qui ont fui la Pologne car son mari est dans une situation compliquée avec ses collègues de la mafia… Erika est épuisée par cette situation ainsi que par l’enquête (la hiérarchie lui met une sacrée pression pour qu’elle résolve cette histoire au plus vite!). Mais c’est une jeune femme déterminée et réfléchie. Bien entourée par ses collègues, elle saura mettre à jour les pièces du puzzle manquantes.
Plus on creuse dans cette affaire, et plus il y a de secrets, songea Erika.
Le rythme du récit est soutenu, entrecoupée par des passages plus centrées sur la vie perso d’Erika qui nous permettent de mieux appréhender son personnage et ses réactions souvent empathiques vis à vis des témoins de son enquête. Elle est entière, ne mâche pas ses mots même si elle sait les englober par moment d’humour et d’ironie. Elle est prête à tout pour avoir le fin mot de l’histoire, y compris à faire tomber les brebis galeuses dans son équipe. C’est une femme courageuse et humaine. On ressent ses émotions, son émotivité. Tout n’est pas rose dans sa vie et j’aime les personnages qui ne sont pas lisses, qui ont aussi des problèmes dans leur vie personnelle.
en bref Une troisième enquête toujours aussi efficace et qui saura surprendre dans son dénouement. Captivant !

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