Roman

Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard

Ceux qui voulaient voir la mer

Autrice : Clarisse Sabard

378 p.

Pocket, 2020

résumé
 Quand Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils Marius, elle ne se doute pas que son arrivée dans le Sud sera plus mouvementée que prévue ! Entre ses cours de yoga un peu particuliers, sa vie de mère célibataire, son original de père et son métier d’agent de bibliothèque, la jeune femme n’a pas le temps de chômer. Pourtant, c’est avec beaucoup de douceur qu’elle discute avec Aurore, une vieille dame de 90 ans rencontrée dans le parc voisin. Aurore qui attend toutes les semaines son grand amour, Albert, parti à New York tenter sa chance après la guerre. Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, c’est le présent qui va la rattraper…

çacommencepar A peine eut-il émergé de la bouche de métro qu’une sensation de dépaysement déferla sur lui. Coney Island se situait à seulement une heure de Manhattan et n’importe qui dans cette péninsule à l’ambiance d’un parc d’attractions était convié à oublier la frénésie de la vie citadine.

cequejenaipensé 2020 est placée sous le signe des auteurs dont j’ai envie de découvrir la plume depuis très longtemps! Clarisse Sabard faisait partie de cette liste, elle fait partie désormais de la liste des auteurs dont j’ai envie de lire toute la bibliographie ! J’ai aimé sa plume, l’ambiance et ses personnages. La cerise sur le gâteau est cette magnifique première de couverture proposait par les éditions Pocket!

Ceux qui voulaient voir la mer
Ne connaissaient pas la misère
Ils avaient fait tant de rêves
Voir le soleil mourir dans la mer…

J’ai donc fait la connaissance d’une jeune femme, Lilou, bibliothécaire (j’avoue c’est ça qui m’a donné envie de commencer par ce roman!!). Lilou est à un tournant de sa vie. elle a senti que c’était le moment pour elle de changer d’air, de provoquer un appel au renouveau. C’est ainsi qu’elle quitte Paris avec son fils Marius : direction Nice. Même si elle s’est toujours montrée très indépendante et débrouillarde, elle porte le fardeau de son passé, une part de culpabilité, un chagrin non cicatrisé. S’éloigner de Paris, est donc synonyme pour elle d’une renaissance et c’est bien ce qu’il va se passer. Elle trouve à Nice un nouvel appartement où elle se sent bien, où elle a envie de créer un nid douillet et accueillant pour son fils. Sa nouvelle bibliothèque est un lieu agréable et une complicité naît très vite avec un de ses collègues. Marius et elle vont apprendre à connaître leurs nouveaux voisins, dont une femme mariée très suspicieuse et méfiante. Ouverte d’esprit et sociable, elle ne met pas longtemps à trouver de nouveaux amis et des gens à qui il peut se fier. Comme cette vieille dame qu’elle observe jour après jour, une vieille dame qui attend sur un banc du parc où Lilou aime flâner. Curieuse, Lilou va engager la conversation avec elle. Elle se nomme Aurore et lui apprend qu’elle attend Albert, l’amour de sa vie. La confiance naît entre les deux femmes et la première va alors raconter son passé à la seconde : la guerre, la reconstruction, l’amour… Lilou est passionnée par cette histoire exceptionnelle et émouvante. Elle va alors faire tout son possible pour lui venir en aide.

– Vous dormiez ?
– Pas le moins du monde, mon cerveau était en pause. Parfois, j’ai besoin de partir en vacances de moi-même, ajoute-t-elle avec humour.

Ce roman est plein de tendresse et d’amour. Il est léger par moment, difficile à d’autres. Le roman se déguste comme un bonbon. L’histoire se dévoile peu à peu, les mots sont bienveillants, apportent la douceur et la délicatesse nécessaire pour appréhender l’histoire d’Aurore ainsi que les tourments de Lilou. C’est beau, c’est doux. On y lit l’optimisme, le sourire et l’énergie de Lilou, l’espièglerie de Marius, l’impatience de Cathy, la douceur de Mathias, la bienveillance de Raphaël. 

Les regrets, c’est exactement comme les yaourts à la cerise. Personne n’en veut.

Je ressors de ce roman avec le sourire emprunt de nostalgie à l’idée de quitter – déjà – ses personnages dont j’ai partagé des moments si intimes, si forts le temps de quelques centaines de pages. Et il me tarde déjà de repartir un de ces jours dans l’univers de Clarisse Sabard (ce sera sans doute avec Le Jardin de l’oubli qui m’attend sagement dans ma PAL…)

en bref Un roman doux, bienveillant. Des personnages qu’on a envie de côtoyer en vrai. J’aime j’aime j’aime !

C’est une rencontre comme on n’en fait pas deux dans une vie. Aurore m’a apporté un nouveau souffle. En se libérant de son histoire, elle m’a libérée de mon passé.

 

 

7 réflexions sur “Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard

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