Roman jeunesse

Le Génie de la lampe de poche d’Emilie Chazerand

Le Génie de la lampe de poche

Auteure : Emilie Chazerand

Ill. par Joëlle Dreidemy

235 p.

Sarbacane, 2017 (Pépix)

résumé Je m’appelle Vladimir Poulain, j’ai dix ans et je vis le pire été de ma vie. Ma mère a décidé de m’expédier en colonie de vacances… Elle se fiche bien que mes lunettes m’empêchent de faire du sport ! « La Joie dans les bois », c’est un camp situé entre l’autoroute, un abattoir et une station d’épuration. En plus, je suis coincé dans une tente entre un gars qui pue des pieds et un autre qui parle en morse (pas l’animal, le code secret). Le directeur est un psychopathe qui nous oblige à nager avec des poissons morts et la cuisinière a des recettes très spéciales… Tout ça aurait pu virer à la catastrophe si je n’avais pas rencontré Eugène Von Génial, le génie enfermé dans ma lampe de poche. Hé oui, un vrai génie, dont le métier est d’exaucer des souhaits. Mais, on ne va pas se mentir : il est très loin d’être doué…

çacommenceparJe m’appelle Vladimir Poulain, j’ai dix ans et je m’apprête à vivre l’été le plus atroce de toute ma vie. Je n’en ai peut-être vécu que huit (bah oui : les deux premiers, je ne m’en souviens pas), mais il faut savoir que j’ai passé tous les mois d’août de mon existence chez mon oncle et ma tante, dont la principale activité consiste à se promener sur les plages du Débarquement avec un détecteur de métaux à la recherche de restes d’obus (et faut pas rêver : à part une carcasse de bicyclette et une demi-douzaine de canettes de bières rouillées, on n’a jamais rien trouvé).

cequejenaipensé Au début, j’ai trouvé bizarre de la part des éditions Sarbacane de sortir fin août une histoire de vacances et de colonies de vacances. Et j’ai commencé l’histoire de Vladimir… et j’ai compris !

Vladimir Poulain part habituellement en vacances avec son oncle et sa tante mais cette année sa mère l’envoie en colo! Et là c’est peut-être encore pire que d’habitude pour Vladimir. Lui il préfèrerait étudier (il rêve de devenir un grand scientifique) et passer l’été à bouquiner ne le dérange en rien. Mais il n’a pas le choix… et quand il voit le comité d’accueil devant le bus qui va l’amener dans le camp « la joie dans les bois »,… c’est loin d’être la joie! Le mono, Nicolas, est un vrai tyran, les autres n’ont pas l’air très folichon. Et malheur de malheur le camp se révèle être un vrai paradis… pour les ordures! C’est un ancien abattoir, entouré d’une forêt polluée, d’une station d’épuration qui dévide ses produits toxiques dans la rivière! Non franchement je sais pas vous mais ça vend du rêve!

Ah et pour couronner le tout : il fait froid et il pleut! Evidemment! Vladimir est en train de vivre un véritable cauchemar… et manque de chance pour lui le cauchemar est loin de prendre faim quand il découvre qu’en frottant sa lampe de poche, un génie en sort! Et comme un malheur n’arrive jamais seul (enfin là il les collectionne déjà!) : c’est un génie… qui était dernier de sa classe… pas vraiment très doué!

Emilie Chazerand a une double actualité chez Sarbacane puisque sort également cette semaine un roman d’elle La Fourmi rouge dans la collection Exprim’ (je vous explique mon coup de coeur ICI !). Dans Le Génie de la lampe de poche j’ai retrouvé toute son ingéniosité et son humour si particulier que j’ai pu apprécier dans La fourmi rouge. Les traits d’esprit, les jeux de mots, l’ironie sont légions dans ce petit roman qui se déguste comme une sucrerie qui pétille sous la langue. J’ai adoré le ton désinvolte de Vladimir, son regard décalé sur ce qui se passe. Les personnages qui gravitent autour de lui ne sont pas en reste! Entre Raoul qui ne mange que du porc, la petite Nina qui « ne veut pas souffrir », la charmante-mais-pas-tant-que-ça-finalement Clémence, le génie Eustache pas très doué… Toute une équipée haute en couleur! Humour et éclat de rire garantis tout au long de cette histoire racontée Vladimir !

Emilie Chazerand a su capturer et mettre en mot l’humour, la candeur et surtout l’imagination débordante des enfants dans ce récit dynamique et vivant. On ne s’ennuie pas une seule seconde et le lecteur se retrouvera – peut-être un peu malgré lui – au sein de cette colonie de vacances vraiment uniques en leur genre!

C’est une nouvelle fois, Joëlle Dreidemy qui est au commande de la partie illustration de ce roman. Elle a déjà illustré plusieurs titres de cette collection, les Popy de Stéphanie Richard, La Sorcitresse de Philippe Arnaud ainsi que le dernier de L’Ogre de Marion Brunet. Je suis fan de ses illustrations qui arrivent vraiment à retranscrire le côté enfantin et humoristique de ces récits d’aventure bourrés d’humour.

en bref Premier roman d’Emilie Chazerand dans la collection Pépix : humour, décalage et vacances loufoques au programme! 

 

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